Revue de portfolio, avant et après.

Revue de portfolio, avant et après. 

J’ai eu l’opportunité de montrer un portfolio à un photographe professionnel – Cédric Roux, et si la présentation est le principal intérêt, il y a des a-côté qui apportent également beaucoup. Il n’est pas question ici de vous rendre compte de l’entretien que j’ai eu, qui reste à mon sens personnel et finalement n’intéresse que moi, mais d’autres petites idées pourraient vous intéresser.

La préparation.

La première étape a été bien sûr de trouver qui lira mon portfolio, il va sans dire que je ne me suis pas inscrit pour une lecture avec un photographe dont le travail me laisse de marbre, ou qui pratique quelque chose d’extrêmement différent – un photographe culinaire ne m’aurait peut être pas apporté autant ! Tant qu’on y est, puisque j’aime bien ce qu’il fait, je vous invite vivement à regarder de plus près son site web.

J’ai choisi de présenter les deux séries que j’essaye de faire évoluer actuellement, mes portraits de rue et des façades de bars ou de petits commerces; j’ai choisi une trentaine d’images que j’ai fait imprimer en 20*15 au laboratoire voisin, l’Atelier Photolix chez qui je vais régulièrement. C’est plus facile quand on a un interlocuteur régulier qui plus est quand il fait du bon boulot.

Il a fallu choisir 20 images sur le lot, 10 par série; le choix n’était pas réellement compliqué, mais un peu gênant. Le premier truc qui me saute aux yeux une fois les photo imprimées, c’est que certaines sont carrées et d’autres horizontales. La série des portraits est en cours, et d’ailleurs je bloque un peu en ce moment sur la finalité de l’exercice, alors ça ne m’étonne pas mais c’est dérangeant. Pour les bars relativement plus simple, vu que le paysage s’adapte mieux.

Et plus je les regarde, plus je me dis que oui, j’aurais pu faire autrement.

Un classeur plastifié au bon format, et tout est prêt !

Three photos

La revue.

La revue a eu lieu dans le cadre du Salon de la Photo à Paris. Il n’y a pas vraiment de raison de stresser, les photos ne vont pas s’améliorer dans le sac comme par magie hein; en revanche il y a toutes les raisons du monde d’écouter et de retenir.

Ma série de bar m’inquiétait moins, c’est vraiment du long terme, peut-être que dans 20 ans j’en ferais encore et je pense que ça se décantera sur la durée; en revanche j’ai bien plus d’appréhension pour les portraits – et il faut bien avouer que je suis un peu bloqué, tombant dans une certaine routine sans voir comment améliorer la chose. Non pas que je trouvais cela parfait, aucunement, mais que garder et que changer ?

Les conseils de Cédric Roux m’ont donné un objectif, je sais dorénavant quoi faire, et quoi ne plus faire. Et il y a du boulot !

Ensuite.

Une fois tout cela assimilé, en ressortent deux choses : une envie de tout appliquer, de pratiquer et de pratiquer encore, mais aussi le constat que j’ai un énorme tas de photos qui ne vont plus. Enfin, elles n’allaient pas, mais je ne voyait pas ce qui clochait forcément, mais rien qu’en uniformisant la forme c’est des dizaines de photos qui ne me conviennent plus. A vrai dire il ne m’en reste plus que deux qui vont dans ma nouvelle optique.

C’est que sur environ 4000 photos, j’avais un millier de portraits « techniquement justes » et une vingtaine qui me plaisait. Que faire de toutes les autres ?

a lot of portraits

J’en viens au deuxième sujet de cet article : que faire des photos que je trouve « pas mal » mais qui ne rentrent pas dans les séries ?

C’est que travailler en série est au début un peu plus difficile, mais à s’enfoncer dedans cela rend un peu aveugle au reste et c’est dommage. Je me suis rendu compte de cela il y a quelques mois, et les deux séries dont je parlais au dessus n’aident en rien à diversifier les prises de vues.

Voici ci-dessous quelques images dont je ne sais que faire, et que j’aime bien. Particulièrement celle du supermarché, je ne sais pas trop ce que je pourrais en faire, mais je la garde en tête.

A bar, a woman, children and supermaket

L’idée a donc été de faire un livre photo sur l’année, à peu-près chronologique, où revoir ce que j’ai pu faire et ce même si ce n’est pas parfait ou très cohérent dans le sujet cela permet de voir une progression, et d’être autocritique tout en ne gardant pas tristement les photos sur un disque dur. C’est quand même mieux imprimé qu’en série de plein de 1 et de 0 sur un disque dur non ?

L’édition est assez rapide, puisque une fois le tri terminé, il suffit de faire fonctionner les images en duo à raison d’une par page.

Si vous ne saviez pas quoi faire de vos photos qui traînent, voici une bonne idée pour Noël. Je suis passé par MyFuji que je n’avais pas testé, en 21*21cm c’est propre et ce n’est pas trop cher – aucune utilité a priori de faire un livre luxueux, ça reste de l’archivage.

Voilà mon livre 2017 fait, j’attends janvier pour la rétrospective annuelle 2018 en espérant apprendre de mes erreurs !

By |2018-11-11T19:45:49+00:00novembre 11th, 2018|Non classé|0 Comments

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Streetphotographer in Lille, France. Like to travel, to eat and cook, and good music.

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